124, rue André Vermeulen
14200 Hérouville st-Clair - France
33 (0) 682 58 46 28
mir@noos.fr

2008

Exposition // Ma petite bibliothèque idéale

Claudine Puget

13/11/08 > 23/11/08
[sur rendez-vous > 06 82 58 46 28]
avec la participation de Sandy Cloupeau

vernissage de l'exposition et sortie du livre
le mercredi 13 novembre à 18h30

Textes d'Eva Prouteau et Pierre Giquel
64 pages couleur, 500 exemplaires
Editions Station Mir // doc cd // CHIC, alors!

en savoir plus

Lieu:
Station Mir
124, rue André Vermeulen
14200 Hérouville Saint-CLair
06 82 58 28
Horaires: sur rendez-vous > 06 82 58 46 28

Résidences // 2008

Bertrand Rigaux (février-mai)

Les recherches de Bertrand Rigaux campent autour d'histoires de paysages, pour la relative neutralité quelconque de ce type d'images, génériques de l'exérieur. Ils sont généralement perturbés, déplacés, retournés par des interférences, des entredeux peu perceptibles, des inversions, entre mouvement et non-mouvement, suspension et écoulement... Approche en deux temps, entre réïfication de l'image et perception de l'extérieur (lois physiques ou observation de la nature), ce qui permet, ou ce qu'est une image de ce même lieu, et la sensation humaine de présence au lieu. Il ne s'agit pas tant d'énoncer quelque chose que d'amener un percept.

voir le projet

Le projet est l'exploration d'un paysage, en jonction ou disjonction avec une représentation "artistique", (dans ses différentes formes), et sa compréhension (au sens de prendre avec) "scientifique" ou physique, des principes qui le régulent, lui permettent d'exister, les flux qui le parcourent (en l'occurrence le mouvement de la mer)...
Il s'agit de mettre en lien, dans un rapport poétique, deux formes "d'intériorité" : intériorité de la perception, du ressenti face à un paysage, de ce que cela révèle de notre rapport au réel, et une sorte d'intériorité intrinsèque au paysage, ses principes constitutifs, (ainsi qu'une attention portée à l'interface utilisée, le médium vidéo, dans ce qui le caractérise : mouvement, luminosité, pixel...). Ce projet se joue sur un rapport triangulaire entre d'une part un fait concret, une image, et, par les perturbations provoquées par le paysage, que l'image puisse d'une certaine façon se décoller de sa position référente au réel et acquérir une existence propre.Il s'agit alors d'une jonction entre les deux points évoqués, qui fait qu'une importance est donnée à la présence physique de l'image dans l'espace, et à l'effet qu'elle peut produire sur le spectateur.
(À cette fin, un sol souple renforcerait le sentiment de déséquilibre).
Formellement, je souhaite filmer la mer depuis la mer, c'est-à-dire la ligne d'horizon depuis une surface mouvante, une embarcation légère, réactive au mouvement de l'eau. C?est ce mouvement de tangage qui doit diriger le cadrage, le paysage filmé déterminant certains paramètres dudit film. Faire en sorte que ce qui détermine le paysage, dans ses constituants, devienne la matière même du film, au sens où ces forces puissent l'influencer ( au sens étymologique ,dans ce qui coule, ou s'écoule, et l'on peut y voir un lien, ou une analogie entre filmer des flux, et la matière même de la vidéo numérique, flux de données, d'émissions lumineuses, ..., une sorte de "tautologie ouverte").
Dans un second temps, à partir d'un dispositif de vidéo-projection englobant (idéalement sur les quatre murs d'une pièce, ou en triptyque sur un ou trois murs en U), il s'agit d'expérimenter diverses possibilités :
- soit de projeter "tel quels" les enregistrements, côte à côte, en vue d'obtenir une ligne brisée, mouvante, oscillante, sorte de fractale macroscopique. (soit en laissant libre cours à la "houle", soit en agençant/montant/synchronisant pour que d'une image à l'autre la ligne soit tenue par un point commun sur chaque limite) - soit d'accorder le mouvement du cadre au mouvement de l'image entière, en vue de garder une ligne d'horizon "horizontale". L'idée est de proposer un espace mouvant, ouvert, qui pose la question du point de vue. À la fois contemplatif et physique, il s'agit de donner un espace et un temps à éprouver, d'oscillation, qui se dérobe. À la fois conceptuellement et perceptivement c'est une tentative de jonction, ou de fondu enchaîné entre ces deux aspects (percept/concept). Une distinction selon moi difficile à faire entre ce qui permet ou est un lieu (lois physiques ou observation de la nature), ce qui permet, ou ce qu'est une image de ce même lieu, et la sensation humaine de présence au lieu.
(La réflexion plastique tente de se situer entre ces trois points, dans l?espace qui les lie, pour une pensée ou un percept difficile à dire par le langage).
Il est primordial pour moi de pouvoir lier ces aspects, d'être à la fois dans une "métaphore", mais qu'en miroir, dans la matière ou le fonctionnement de l'œuvre, les "mêmes principes" agissent. L'on peut d'ailleurs lier dans les mots le sensible, ce qui relève des sens (et donc d'une expérience, d'un principe physique agissant, objectif) et le sensible, ou sensibilité, qui relève de l'émotion, d'une subjectivité.

Jacques Demarcq (avril)

Sandy Cloupeau (avril-juin)

lire le texte de Luc Desmarquest

Papiers à sexes papiers à fleurs

On a prétendu m'initier pudiquement, enfant, aux mystères de la reproduction sexuelle à partir de planches de fleurs. Il n'était pas question, alors, de montrer des organes humains.

A l'inverse de cette éducation pudibonde, Sandy dessine des papiers à sexes. Nos organes reproducteurs multipliés sur les murs fleurissent à s'y méprendre comme des végétaux. L'équivalence est naturelle puisque les fleurs sont les sexes des plantes. D'instinct, Sandy a retrouvé l'inspiration d'Albrecht Dürer, sans doute le premier artiste à avoir dessiné un papier peint. Dans La Famille du satyre de 1505 où on voit un satyre et sa femme nue au milieu de fruits et d'entrelacs végétaux, la tonalité est franchement érotique. Et dans un papier peint ultérieur, La grande Colonne (1515) l'allusion phallique est on ne peut plus claire. Ici, comme dans ses écorchés, Sandy renoue avec l'esprit de la Renaissance et, à l'âge de la cybersexualité, réhabilite le corps humain et la sensualité.

Avec les sexes, des globes oculaires et des coeurs prolifèrent naturellement sur ces papiers peints, organes tout aussi essentiels et métaphoriques des relations amoureuses.

Comme l'Art Nouveau avait le premier aboli la distinction entre arts plastiques et arts décoratifs, les mêmes motifs se retrouvent sur d'autres objets de notre vie quotidienne. Nous sommes à peine surpris de trouver au fond de notre assiette un sexe d'homme ou de femme, là où on imprimait sur les faïences de nos grands-mères de chastes fleurs.

Comme elle dessine des papiers à sexes, l'artiste confectionne une robe à sexes. Sur ce vêtement féminin blanc sont imprimés des motifs de sexes d'hommes, pas d'innocents zizis au repos, mais des pénis à têtes multiples, turgescents, vibrionnant comme des flagelles de spermatozoïdes. Cette robe provocante et joyeuse réaffirme l'inépuisable fécondité de la nature. C'est par le piège des sens, la beauté, les parfums, le plaisir, que la nature a assuré depuis des centaines de millions d'années sa pérennité. A l'âge de la reproduction dans des éprouvettes de spermatozoïdes et d'ovules préalablement congelés, Sandy veut conjurer les apprentis-sorciers et les trafiquants d'organes en célébrant les noces immémoriales des sexes et le plaisir.

 

Publicité et technoscience même combat : chercher à peupler la planète de clones à la jeunesse éternelle pour occulter le tragique de l'existence humaine. Face aux ambitions de la technoscience qui voudrait se passer du corps imparfait et fragile, avatar contemporain du vieux puritanisme qui court de Platon à la cyberculture avec le puissant relais du christianisme, l'artiste veut enraciner l'aventure humaine dans le biologique. A Stelarc qui proclame : «Le corps humain est devenu anachronique.», elle oppose les milliards d'années de vie sur terre. Contre les utopies de la cyberculture à la mode qui dénigre la précarité, le vieillissement de nos organes, qui célèbre le virtuel, elle réaffirme avec force le plaisir charnel qui conduit à la perpétuation de la vie sans ignorer sa finitude. Aux tenants puritains de la fin du corps, à la tentation démiurgique de l'abolition du corps, elle répond par une sorte de panthéisme joyeux. Le travail de Sandy Cloupeau est un hymne à la vie et à sa fragilité.

Luc Desmarquest
Luc Desmarquest est professeur d'histoire de l'art à l'école régionale des beaux-arts de Caen la Mer

Philippe boisnard (mai)

 

en partenariat avec l'école des beaux-arts de Caen la mer

Philippe Boisnard, né le 18 juillet 1971 à Paris, est un auteur français (poète, romancier, essayiste et critique) et un artiste multimédia pluridisciplinaire français pratiquant la performance sous ses formes les plus contemporaines. Son travail, qui mêle littérature et usage des nouvelles technologies, se situe à la croisée de l'intime et du politique. Ses modes d'expression extrêmement variés déclinent compositions verbales, sonores et visuelles (vidéo, graphisme, Net.art, Web design, etc.).

voir le projet


Ce projet avec la Station Mir et l'école des beaux-arts de Caen la mer s'inscrit dans une forme de neuro-esthétisme

Mise en évidence de la schématisation liée aux circuits commerciaux, aux entreprises.
Donc le minimalisme graphique est bien évidemment recherché dans cette direction : car en neutralisant tout esthétisme qui viendrait surdéterminer la représentation schématique, le seul esthétisme qui a une efficacité est celui du graphisme lui-même.

L'approche si elle est bien évidemment conceptuelle est d'abord perceptuelle, au sens où il faut noter que le fonctionnement des mots d'ordre sociaux, économiques et idéologiques reposent d'abord sur la représentation esthétique et ses effets et non pas sur l'intelligibilité. De sorte que le schéma en tant que soubassement quasi-cybernétique de toute représentation devant impacter un individu est le lieu esthétique privilégié pour explorer les formes d'aliénation.

Ces schémas explorent tout à la fois des zones de cohérence logiques et vient déplacer la lecture traditionnelle du fait de leur circulation interne.
Le but étant d'opérer une forme de suspens esthético-logique perturbateur.

Les sujets choisis sont tous de l'ordre de la société symbolique et de la possibilité de créer des zones de flou, d'opacité dans la liaison des concepts des institutions symboliques qui la constituent.

Nicolas Tourte (mai)

Claudine Puget (août)

Je pourrais résumer l'ensemble de mon travail par l'adage populaire «souvent femme varie»

lire la suite

En 1994, après 10 années de pratique de la sculpture, j'abandonne radicalement ce moyen d'expression et, grâce au réseau cARTed et les rencontres que j'y fais, mes productions deviennent plus légères, basées sur des échanges, envois, participations à des évènements ludiques, voire loufoques, devenant adepte d'un geste partageur.

La nature m'a faite femme mais souvent j'ai remis en question ce précepte, affublée à l'adolescence d'une pilosité excessive, plus particulièrement sur des parties typiquement masculine, comme la poitrine ou le menton. Décontenancée par cette bizarrerie surtout dans les premières années, j'ai pris le parti d'en sourire et l'acharnement à les épiler s'est converti au fil du temps dans la réalisation de petits objets minutieux où la patience et la minutie sont de mise.
Et faire le singe devient une évidence, le garçon manqué se métamorphosant en femme manquée.

En 1997 je suis invitée à l'école des beaux-arts de Nantes pour y présenter mon travail et je décide alors de m'épiler la poitrine devant les étudiants. Dans le même temps je commence à photocopier les «poils» des dictionnaires, à collecter les livres avec le mot «femme(s)» dans leur titre, les pictogrammes «fragiles» sur les cartons d'emballage : «Fragilité, ton nom est femme».
Je me suis mise ainsi à m'interroger sur mon identité féminine et pour singer, imiter les modèles du féminin que ma mémoire me renvoyait, le plus proche et le plus prégnant étant celui de la mère, j'ai commencé à faire appel au canevas, au crochet, à la couture, techniques associées au féminin, mais aussi au travail manuel, réminiscence de la fameuse revue : Modes et travaux. J'ai toujours vu, enfant, ma mère coudre, repriser, tricoter, assise dans le coin du canapé, mère modèle des années soixante, femme élégante et bonne maîtresse de maison, élevant six enfants, particulièrement très organisée, très économe, la parfaite «femme pratique».

Les mots, les phrases toutes faites, truismes ou locutions, prennent vite une place prépondérante. Le jeu entre les mots ou les phrases choisies et sa réalisation ainsi que sa destination devient de plus en plus flagrant.
Pour écrire le mot «ENCORE», quatre fois de suite, parodie langagière de l'extase, j'utilise la technique délicate de la reprise après avoir tranché les lettres sur du tissu. Invitée à une expo sur le thème du prince charmant, je brode au point de jour le début de la phrase «un jour...». J'envoie à des amis un objet au crochet où apparait le texte «ça fait toujours plaisir», ou bien «ce sont des choses qui arrivent», des cartes postales sur lesquelles je brode au point de croix «cadeau», «pour toi».

L'emploi d'une imagerie populaire, sentimentale et désuète vient largement s'intercaler dans la production, référence à l'enfance et l'adolescence, et met en question nos idées reçues, comme un reproche à quelques réflexes tenaces.
La constance du goût du jeu, que ce soit celui de mot, d'image en deux-temps trois mouvements, de construction (mécaniques de papier, pop' up), de procédure, de déclinaison effectuée à l'intérieur d'un même chantier (femme(s), amour, baisers, fragiles...) devient de plus en plus visible et souligne une disposition à l'art du passe-temps comme réponse à : «c'est peut-être pas très sérieux tout ça ?».

Claudine Puget

voir le projet

La variation, c'est le même et l'autre, l'identité et l'altérité, la femme et toutes les femmes, une histoire et les mille et une manières de la conter, une image donnée et toutes les images possibles.

En 1997 je fais un remplacement dans un établissement scolaire comme documentaliste et découvre la classification décimale Dewey (CDD). La CDD est un système visant à classer l'ensemble du savoir humain à l'intérieur d'une bibliothèque, elle répartit les ouvrages en dix classes générales de 000 à 900, chaque classe est elle-même divisée en dix divisions, chaque division est divisée en subdivisions et ainsi de suite. Je commence alors à collecter des livres contenant le mot femme(s) dans leur titre, action humoristique et ironique afin de bouleverser ce système rationnel. Parodie qui englobe quasiment l'ensemble des classes de ce fameux système, philosophie, religion, sciences sociales, arts etc. Très rapidement, voyant l'ampleur de l'entreprise je décide de m'arrêter à mille et un livres collectés, clin d'?il aux mille et une façons d'accommoder les restes, de faire du neuf avec du vieux. La grande majorité de ces livres est donc d'occasion et a été dénichée soit aux puces, soit chez des bouquinistes; le plaisir de la trouvaille faisant aussi partie de l'aventure. Après onze années d'investigation, en janvier 2008 je clôture cette collecte par «Femme, race et classe» d'Angela Davis.
Entre temps, tenant l'inventaire de ces publications sur un cahier, je confectionne à l'aide d'une vielle machine à écrire, environ tous les quatre mois, un livre où les titres sont mis bout à bout ; texte en noir rythmé par le rouge du mot femme(s) sur papier calque. Ses livres là intitulés : [Ma petite bibliothèque idéale] ont été offerts au gré des amitiés et des rencontres. En février 2004, invitée au pavé dans la mare à Besançon, je lis les 661 titres du dernier [Ma petite bibliothèque idéale] d'affilée. Je renouvelle l'expérience en 2007 à ENTRE chez Bernard Martin à Caen, cette fois-ci avec  995 titres.
En 2006 je réalise une prémaquette d'un diaporama de tous les mots femme(s) extraits de ces fameux titres ; rapide défilé hypnotique de formes et de couleurs soutenu par une musique originale de Mathieu Fauny. J'ai présenté cette vidéo à plusieurs reprises, galeries, expositions collectives, événements, collèges et lycées.

Le moment est donc venu de montrer cette collecte au public, puisqu'elle est enfin clôturée.
Mon projet est donc de réaliser, dans un premier temps, un meuble-bibliothèque pour contenir la totalité de cette collecte.
Les livres seront classés par collection ou hauteur identique pour optimiser l'espace.
32 casiers en bois, pouvant être portés seul ou à deux constitueront cette bibliothèque modulable et facilement transportable, les ouvrages restant dans les rayonnages pour limiter leur manipulation et leur détérioration. 4 socles de même bois seront nécessaires pour la surélever légèrement et rendre une lecture des titres plus commode. Puis, une photo de chaque casier sera faite, tirée à l'échelle 1, mise sous verre, encadrée par des baguettes de même épaisseur que la tranche des casiers. Double parodie de bibliothèque, pouvant être tirée à 10 exemplaires, encore plus facilement manipulable que l'original.

N'ayant pas ordinairement besoin d'un grand espace de travail, ayant plutôt une production d'images ou d'objets relativement petits, mon appartement me tient lieu d'atelier.
Pour la mise en ?uvre de ce projet de bibliothèque et de son image j'ai besoin de plus d'espace et j'ai donc sollicité la Station Mir à Caen pour une résidence de 4 à 5 semaines pour l'été 2008 qui se clôturera par une expo en septembre ou octobre 2008.
Je pourrai ainsi démarcher des lieux d'exposition lorsque le travail sera finalisé, et depuis deux ans faisant partie de la programmation présentée par le réseau des galeries d'art en Basse Normandie, l'image de la bibliothèque trouvera sa place dans ma proposition pour l'année 2008/2009.

L'espace proposé par la Station Mir va me permettre de sortir la collecte des cartons dans lesquels elle est confinée pour pouvoir déterminer la place définitive de chaque livre.
Pour l'instant je ne peux que projeter approximativement la dimension finale de la bibliothèque et de son corollaire.
Le budget demandé pour ces deux réalisations est donc lui aussi approximatif, mais toute foi je pense être au plus près quand à la dimension totale des pièces et par conséquence des devis commandés.
La sculpture/bibliothèque et son image modulable elle aussi, feront environ 6,20 m2 chacune dans leur totalité. Elles pourront se déployer soit en largeur soit en hauteur en fonction du lieu d'exposition.
Parallèlement à ces deux réalisations, je compte, avec l'assistance de la Station Mir, faire une édition définitive de [Ma petite bibliothèque idéale], un CD audio de la lecture des titres, finaliser le diaporama femme(s) et avec les photos des casiers, envisager une édition format 24/14 sur 10 pages, de la bibliothèque. La Station Mir éditera à l'occasion de l'exposition une affiche 40 X 60 cm en 500 exemplaires.

Claudine Puget

 

Rencontre des inclassables

Interstice #3

(sur une proposition collective de David Dronet, Patrice Grente et Samuel Loviton)

Programmation

Légère dérive sous brise au carrefour des frontières, des réseaux, des familles, des tribus.
Une petite place à prendre dans l'entre, place idéale du spectateur.
Le possible est là, dans cet espace en pointillé, fragile, indéfini.
Pour se voir et s'entendre autrement.
Deux journées pour un souffle de liberté.
Un parcours à la découverte d'artistes inclassables.
Une programmation d'installations, de concerts, de poésies, de vidéos, de performances et
des moments de rencontres «entre» avec les artistes...

à télécharger // dossier de presse

Samuel Rousseau
Bertrand Rigaux
Phillipe Boisnard
CTRL Space
Nicolas Tourte
Pascal Battus
Thierry Madiot
Olivier Gonnet
Tetuzi Akiyama (Japon)
Diego Chamy (Argentine)
Jean-Luc Guionnet
Aurelie Briday
Cdrc Lchrz
AEIOU

une co-production :
Collectif Jazz de Basse-Normandie /
Station Mir /
Ecole Régionale des Beaux-arts de Caen la mer /
Conservatoire de Caen

Infos // cjbn.fr

ENTRÉE LIBRE SUR TOUS LES ÉVÉNEMENTS

 

Samuel Rousseau

Exposition à l'ancienne Galerie WAM, Place Letellier
Vernissage le vendredi 23 mai à 12h30
Exposition visible du jeudi 22 mai au mercredi 28 mai sauf le dimanche 25
Horaires : 15h à 19h

 

Entre le petit monde du quotidien, voire celui de l'insignifiant et de l'ignoble - entendu au sens de "non noble" - et l'univers élaboré à l'excès des technologies nouvelles, l'art de Samuel Rousseau se joue des apparentes contradictions. De ce qui les distingue tout en les rendant complices. Il les cultive pour mieux nous entraîner à la découverte d'un inconnu dont il est le seul à pouvoir nous ouvrir les portes. Tout à la fois bricoleur, savant et magicien, Sam appartient à cette rare famille d'artistes qui se joue du trafic du sens pour le détourner au bénéfice de l'inédit, de l'impertinent et, pour tout dire, du fabuleux. Parce que la fable s'offre comme le lieu par excellence d'un récit à base d'imagination, c'est-à-dire d'une fiction, et qu'elle est à même d'indiquer une échappée et, par delà les vicissitudes de l'existence, une possible sortie.
Philippe Piguet

Bertrand Rigaux

Exposition à l'ancienne Galerie WAM, Place Letellier
Vernissage le vendredi 23 mai à 12h30
Exposition visible du jeudi 22 mai au mercredi 28 mai sauf le dimanche 25
Horaires : 15h à 19h

Les recherches de Bertrand Rigaux campent autour d'histoires de paysages, pour la relative neutralité quelconque de ce type d'images, génériques de l'exérieur. Ils sont généralement perturbés, déplacés, retournés par des interférences, des entredeux peu perceptibles, des inversions, entre mouvement et non-mouvement, suspension et écoulement... Approche en deux temps, entre réïfication de l'image et perception de l'extérieur (lois physiques ou observation de la nature), ce qui permet, ou ce qu'est une image de ce même lieu, et la sensation humaine de présence au lieu. Il ne s'agit pas tant d'énoncer quelque chose que d'amener un percept.

Phillipe Boisnard

Exposition à la galerie L'HôteL, école des beaux-arts Caen la mer, rue de Geôle
Vernissage le jeudi 22 mai à 12h30
Exposition visible du jeudi 22 mai au mercredi 28 mai, sauf samedi et dimanche
Horaires : 1Oh à 17h30

Philippe Boisnard, est un auteur français (poète, romancier, essayiste et critique) et un artiste multimédia pluridisciplinaire français pratiquant la performance sous ses formes les plus contemporaines. Son travail, qui mêle littérature et usage des nouvelles technologies, se situe à la croisée de l'intime et du politique. Ses modes d'expression extrêmement variés déclinent compositions verbales, sonores et visuelles (vidéo, graphisme, Net.art, Web design, etc.).

Ses dernières recherches plastiques s'inscrivent dans une forme de neuro-esthétisme par la mise en évidence de la schématisation liée aux circuits commerciaux, aux entreprises... Le minimalisme graphique est bien évidemment recherché dans cette direction : car en neutralisant tout esthétisme qui viendrait surdéterminer la représentation schématique, le seul esthétisme qui a une efficacité est celui du graphisme lui-même.

L'approche si elle est bien évidemment conceptuelle est d'abord perceptuelle, au sens où il faut noter que le fonctionnement des mots d'ordre sociaux, économiques et idéologiques reposent d'abord sur la représentation esthétique et ses effets et non pas sur l'intelligibilité. De sorte que le schéma en tant que soubassement quasicybernétique de toute représentation devant impacter un individu est le lieu esthétique privilégié pour explorer les formes d'aliénation.

Ces schémas explorent tout à la fois des zones de cohérence logiques et vient déplacer la lecture traditionnelle du fait de leur circulation interne.

Le but étant d'opérer une forme de suspens esthético-logique perturbateur. Les sujets choisis sont tous de l'ordre de la société symbolique et de la possibilité de créer des zones de flou, d'opacité dans la liaison des concepts des institutions symboliques qui la constituent.

CTRL Space

Exposition au Grand Salon, école des beaux-arts Caen la mer, rue de Geôle
Vernissage le jeudi 22 mai à 12h30
Exposition visible du jeudi 22 mai au mercredi 28 mai, sauf samedi et dimanche
Horaires : 1Oh à 17h30

Présentation de travaux d'étudiants de deuxième année de l'école régionale des beaux-arts Caen réalisés dans le cadre d'un atelier de recherche et de création. Un dispositif unique comportant 3 écrans et 4 sources sonores, était proposé aux participants. Ils devaient s'approprier ce dispositif par les contenus et l'utilisation spécifique qu'ils pouvaient en faire.

Un atelier proposé par David Dronet et Nicolas Germain avec la participation de : Pierre Capiemont, Eva Chabanne, Pierre Donadio, Romuald Dumas, Julien Paci, Gabrielle Pottier-Couvreur, Gauthier Saillard.

Pascal Battus

Pick up de guitare
Concert solo à l'église St-Nicolas, rue Saint-Nicolas
le jeudi 22 mai à partir de 19h

 

Musicien-improvisateur

Affûtant et à l'affût de nouvelles matières sonores, Pascal Battus développe sa pratique instrumentale autour de ce qu'il nomme la guitare "environnée" : guitare électrique sur table + micro-contact + objets divers + électronique, la percussion (objets amplifiés ou non) ou le pick-up (micro guitare seul).

Musicien de formation classique (percussions), Pascal Battus travaille depuis plus de dix ans à la recherche et à la découverte de nouvelles matières sonores. Improvisateur, il développe sa pratique instrumentale autour de ce qu'il nomme la guitare "environnée" (d'un micro-contact, d'objets divers et/ou d'électronique) et la percussion (objets amplifiés...). Il joue au côté de nombreux artistes tels Sophie Agnel, Martine Altenburger, David Chiesa, Fabrice Charles, Laurent Dailleau, lsabelle Duthoit, Sophie Délizée, Gérard Fabbiani, Kamal Hamadache, les Kristoff K Roll, Ly Thanh Tien, Jean Pallandre, Marc Pichelin, Jérome Noetinger, Lionel Marchetti, Vincent Geais, Marc Sens...

Thierry Madiot

Compresseur d'air et trompes
Concert solo à l'église St-Nicolas, rue Saint-Nicolas
le jeudi 22 mai à partir de 19h

 

Trombone basse, tubes, inventeur d'instruments et collectionneur d'accessoires.

Performeur du souffle et du vent, inventeur d'instruments et collectionneur d'accessoires, tromboniste qui sillonne la musique improvisée et la musique contemporaine et conduit le temps musical par une perpétuelle transgression avec un vrai sens d'improvisation. Après 20 ans de pratique sonore intensive, après avoir essayer d'être tromboniste, musicien, artiste et simple humain :
Il privilégie le concert aux enregistrements... Et de plus en plus souvent, échappe au format du concert, voire s'occupe plus de sons, que de musique.
Aime régulièrement interpréter la musique des autres (avec le quatuor Helios, Jean Pierre Robert, musiques de Cage...) pour toujours revenir avec une oreille renouvelée aux musiques improvisées (régulièrement avec Daunik Lazro, Urs Leimgruber... et ponctuellement, la «Company Week» de Derek Bailey à Londres, «Humanoise» du «Wie» avec Ulrich Philipp à Wiesbaden, à «Musique Action» de Vandoeuvre ou au «WIM» Bern avec Margritt Rieben).
S'associe avec joie aux collectifs tels le trio «Lo» avec Seiji Murayama et Pascal Battus, le quartet «Rekmazladzep» avec Dominique Répécaud, Daunik Lazro et Camel Zekri, ou aux groupes de l'ami Daunik Lazro, au quintet de Ramon Lopez ou au «Garazi» de Joël Merah et Stéphane Garin.
Oublie régulièrement son trombone basse aux multiples facettes en y substituant des trompes télescopiques (de l'importance d'être aussi son propre luthier) pouvant atteindre une taille (20m) se déployant dans l'espace qui les rendent injouables mais passionnantes.

Olivier Gonnet

Spectacle à l'église du Vieux St-Sauveur, place St-Sauveur
le jeudi 22 mai à partir de 21h30

  

Artiste protéïforme, Olivier Gonnet propose par ses travaux, des instantanés d'absurdité, où se rencontrent diverses formes d'expressions, comme le dessin, l'animation, le sons, les manipulations d'objets... Ces instantanés sont mis en scène de façon ludique et minimaliste. Il joue avec les éléments des ces mini-scénettes, les combine, les associe, essaie diverses possibilités d'agencement afin de créer des situations insolites.
En créant ces univers qui se tiennent debout, à la renverse, en équilibre ou pas du tout, il interroge et expérimente les systèmes narratifs, du burlesque au dramatique en passant par la série, ainsi que les médiums et les supports utilisés à ces fins narratives.

Tetuzi Akiyama

Concert solo à l'église du Vieux St-Sauveur, place St-Sauveur
le jeudi 22 mai à partir de 21h30

 

Improvisateur japonais, partie prenante de la scène Tokyoïte minimaliste nommée "Onkyo" au travers de la série de concerts "Meeting at Off Site" aux côtés de Otomo Yoshihide, Toshimaru Nakamura, Sachiko M et Taku Sugimoto...

Il a également collaboré avec Günter Müller, Jason Kahn, Oren Ambarchi, Tim Barnes, Jozef Van Wissem, Donald Mc Pherson, Alan Licht, Greg Malcom, Bruce Russel.? Son jeu ne se limite pas à la pratique des techniques étendues, il développe également son projet "minimal boogie", revisitant le blues de manière non idiomatique et jouant de plus en plus de la guitare acoustique folk intégrant le silence et la dissonance comme éléments essentiels de ses improvisations ou compositions.

Il a notamment sorti des albums sur les labels Locust, Headz, IMJ, Corpus Hermeticum, BVHaast, For4ears, Erstwhile, Antiopic, ABruitSecret, Bo'weavil...

Diego Chamy

Performance à la chapelle de la DRAC Basse-Normandie
le vendredi 23 mai à partir de 19h

Diego Chamy (né en 1975 à Buenos Aires) est un artiste multidisciplinaire. Depuis 2004 ses recherches se sont concentrées uniquement autour de la musique. À partir de 2005 il investit autant les champs de la poésie sonore que la performance, la danse ou l'art vidéo. Parallèlement il propose de nombreux workshops ou lectures à propos de la musique contemporaine

Academic Studies
Computers Technician, at Escuela Técnica O.R.T. II, Buenos Aires
University studies in Philosophy, at Universidad de Buenos Aires
Music Studies
1995-2001 Drums with Prof. Roberto Césari
1999-2001 Classic percussion with Prof. Guillermo Massuti
1999-2000 Piano and harmony with Prof. Santiago Giaccobe
2000-2002 Composition and analysis with the composer Marcelo Delgado

Jean-Luc Guionnet

Solo d'orgue à la chapelle de la DRAC Basse-Normandie
le vendredi 23 mai à partir de 19h

Études d'esthétique à la Sorbonne avec Geneviève Clancy, Iannis Xénakis, Bernard Tesseydre Jean-Luc Guionnet est plasticien, compositeur de musique électroacoustique, performer et improvisateur au saxophone alto, grandes orgues, harmonium, électronique, machines, objets amplifiés etc.

Aurélie Briday

Performance sonore à l'église du Vieux St-Sauveur, place St-Sauveur
le vendredi 23 mai à partir de 21h30

      

Il y a un an Aurélie Briday terminait ses études à l'école nationale supérieure d'art de Dijon, expérimentant performances musicales et autres vidéos. La musique étant toujours au centre de ses recherches. Elle aime jouer, essayer de nouvelles techniques instrumentales. Elle aime surtout effleurer toutes les pratiques, du piano, à la guitare en passant par le violoncelle, ou la scie... Elle superpose, mesure après mesure pour nous enmener en voyage.

Et pourquoi pas tout jouer, en même temps ou presque?

Cédric Lacherez

Performance sonore à l'église du Vieux St-Sauveur, place St-Sauveur
le vendredi 23 mai à partir de 21h30

 

Hominidé socialum depuis 1976, Cédric Lacherez expérimente, au-travers du CRSSS (Centre de recherche du signe du son et du sens), diverses pratiques communicationnelles lui permettant de développer une réflexion au sein du champ social, faite de positions/ex-positions essentiellement visuelles & sonores qui traduisent un questionnement sur nos facultés d'émissions/réceptions.. . . . . .

Nicolas Tourte

Installation vidéo à l'église du Vieux St-Sauveur, place St-Sauveur
visible les 22 & 23 mai à partir de 21h30

Nicolas TOURTE, bricole l'image avec ingéniosité, usant de l'astuce et du système D. L'illusion est souvent totale, dans son univers se mêlent bout de ficelle et bout de film, moteur d'essuie-glace et cellule photo électrique. Dans l'aire du numérique il oscille entre le zéro et le un. Dans cet entre-deux, cet interstice, il jubile de ses trouvailles inventives. C'est un plaisir d'enfance qu'il donne à voir, des émotions d'explorateur de l'infiniment grand à l'infiniment petit, tel VOLTAIRE qui dans «Micromégas» s'interroge sur la place de l'homme dans tout cela. Ce jeune artiste nous invite à l'exploration de l'image et de son anagramme, la magie, il l'expérimente, la questionne en apprenti tâtonnant, il nous invite à la démystifier, car il n'est pas seulement fasciné par cette technologie omniprésente. Il faut situer le travail de Nicolas Tourte entre les Temps modernes de Charlie CHAPLIN et L'homme à la caméra de Stziga VERTOV, il agrandit, il rapetisse, il rythme, il difracte, il découpe et recolle ce qui reste encore et toujours une image.

David Barbage

AEIOU

Présence sur l'ensemble du festival

Collectif AEIOU (Artistes Editeurs Indépendants Obstinément Utopistes)

Notre projet est de souligner la production régulière d'artistes et de structures éditoriales Caennaises et régionales, un phénomène volontairement discret que l'on peut observer depuis une vingtaine d'années. Notre intention est aussi d'être le relais de démarches similaires hors région.
Une grande créativité caractérise cette production, une indépendance d'expression et de diffusion. Les auteurs des ouvrages sont des artistes locaux nationaux et internationaux. Il s'agit souvent d'ouvrages non médiatiques, dont les qualités plastiques remarquables permettent une approche singulière des différents domaines (poésie, littérature, théâtre, graphisme, arts-plastiques, radiophonie, musique, vidéo, etc.).
Cette position est fertile et nécessaire, c'est à cet endroit que nombre d'expérimentations sont menées et ce sont aussi ces "bidouillages" sensibles qui permettent des découvertes d'auteurs.
Cette démarche, fondatrice du collectif AEIOU, s'inscrit dans le processus d'édition du livre, et on observe que ces expériences tous azimuts trouvent un prolongement dans le domaine de la grande diffusion.

--

Amavada, Ambassade d'Elgaland~Vargaland, cdrc lchrz, Amélie Delaunay, C&F éditions, Documentation Céline Duval, Derrière la salle de bain, les éditions cactus, les éditions le cochon pendu, Iconomoteur, Illusion Production, Jokari éditions, la Station MIR, Papadesign, Les petites manies, Purée Noire, Sémiose éditions, Sordide Sentimental, Un fanzine à la taille de mes ambitions, Le petit label...

 

à télécharger // dossier de presse

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Lieux

Galerie l'Hôtel, École Régionale des Beaux-arts de Caen la mer , rue de Geôle /
Ancienne galerie WAM, place Letellier, Caen /
Eglise du Vieux St-Sauveur, place St-Sauveur, Caen /
Chapelle de la DRAC Basse-Normandie, rue de Saint-Ouen, Caen /
Eglise Saint-Nicolas, rue Saint-Nicolas, Caen

partenaires :
DRAC Basse-Normandie /
Région Basse-Normandie /
ODACC du Calvados /
Ville de Caen /
Ville d'Hérouville St-Clair /
AEIOU /
Kafé Crème /
le Marigny

graphisme :
oliviergonnet@gmx.net